Voici quelques années maintenant, que j'ai fait une exposition de photos avec un ami. Nous avions décidé de travailler sur le thème de la solitude... cette expo s'est déroulée dans le cadre de notre travail de maturité au collège Sismondi (équivalent du Lycée en France).
L'exposition s'intitulait: " Solitudes"
Voici le texte que j'ai écrit en guise d'introduction à la visiteSolitude, solitudes…
A mon sens il n’existe pas une solitude mais plusieurs. La première est effectivement celle qui vient à l’esprit de chacun et dont nous pouvons trouver la définition dans un dictionnaire. Elle est triste, oppressante et démoralisante. Cette solitude est négative et apporte de la souffrance ; elle est synonyme d’isolement. Elle surgit généralement suite à un événement difficile à vivre tel qu’une dispute, un échec, une séparation ou encore la perte d’un être aimé. Elle pousse à s’enfermer, s’isoler encore plus. Nous ne voyons souvent aucun moyen d’y échapper. Certains préfèrent même mourir plutôt que d’en rester prisonnier.
La deuxième solitude à laquelle je pense se vit à plusieurs. Elle se vit dans un premier temps par des couples qui ont tendance à se couper de tout en restant « seuls à deux » sans jamais ne se soucier du reste du monde. Ils s’isolent par amour. Cela arrive également à des groupes d’amis. Pourquoi s’intéresser aux autres alors que nous sommes si bien ensemble? Justement pour ne pas sombrer dans la solitude, car le jour où le couple ou le groupe se brise chacun se trouvera seul !
Je vois encore une forme de solitude, utile et positive… Nous la rencontrons chaque jour, ce sont des instants de réflexion personnelle. C’est celle que j’aurais voulu exprimer au travers de mes photos. Nous pouvons la rencontrer partout, par exemple dans le bus ou en lisant, lorsque nous pouvons penser à nous et réfléchir sur ce qui nous entoure ou nous préoccupe. Chacun a besoin de se retrouver de temps à autre afin de pouvoir s’analyser. « La solitude est partout. L’individu est toujours seul. Ce qu’il doit faire, c’est se découvrir en lui-même et non pas la trouver en dehors de lui. » (Ramana Maharshi)
Nadège (2003)